mardi 1 juillet 2008

PURE GRÂCE ET BEAUTE.

La danse Odissi est reconnue pour ses qualités lyriques et la beauté de ses poses Lasya, sur une très belle musique. Elle se prête tout particulièrement à l'illustration de poèmes amoureux, au cours de séquence d'abhinaya ou mime dansé.

Ici, la très vivante Nandini Ghosal raconte un épisode entre les amants divins, le dieu Krishna et la vachère Radha :
sous les traits d'une jeune fille, Krishna convainc Radha de le laisser décorer ses pieds avec du henné. Pour éviter de gâcher ses vêtements, Radha enfile donc un vieux sari qui révèle plus ses formes qu'il ne les couvre, et se prête au jeu.
Krishna facétieux écrit son propre nom sur la plante des pieds de sa bien-aimée, qui, furieuse, lui demande une explication à sa malice. Alors qu'elle l'agrippe, la fausse tresse de cheveux de son amant travesti lui reste entre les doigts ; elle tire sur le sari de la jeune fille et reconnaît alors son amant sous la pièce de tissu.
Honteuse à l'idée qu'il la voie ainsi dépenaillée, elle tente de s'enfuir, mais Krishna la retient par ses pieds et la supplie de lui pardonner.

Nandini Ghosal rend ce moment avec une grâce infinie et une expression vivante et maîtrisée :

Abhinaya.

Voici une autre pièce du répertoire de l'Odissi, une forme de danse pure (où le rythme prime sur l'expression) appelée Pallavi, terme qui désigne également le style de musique qui accompagne ce genre. Là encore, Nandini Ghosal danse avec élégance et son expression, même dans cette pièce technique, est un ravissement à contempler :

Shankaravaranam Pallavi.